{"id":589,"date":"2025-10-07T17:28:07","date_gmt":"2025-10-07T15:28:07","guid":{"rendered":"https:\/\/soleynejoubert.com\/?p=589"},"modified":"2026-03-03T15:01:02","modified_gmt":"2026-03-03T14:01:02","slug":"blog-litteraire-la-bouquiniste-reveuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/soleynejoubert.com\/index.php\/2025\/10\/07\/blog-litteraire-la-bouquiniste-reveuse\/","title":{"rendered":"La bouquiniste r\u00eaveuse"},"content":{"rendered":"\n<p>Ce matin, le thermom\u00e8tre de la pharmacie indiquait z\u00e9ro degr\u00e9. Il clignotait en vert et rouge et Marie le distinguait de loin en fermant un \u0153il, puis l\u2019autre. Sa vue avait encore baiss\u00e9 et l\u2019opticien se ferait un bonheur de lui facturer 200 balles pour deux verres.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Elle n\u2019avait pas 200 balles. Pas m\u00eame 20 balles en poche, pour se payer un d\u00e9jeuner au bistrot d\u2019en face.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il avait gel\u00e9 et les fen\u00eatres de son appartement s\u2019\u00e9taient couvertes de givre. Le chat s\u2019\u00e9tait lov\u00e9 dans son cou, comme pour lui donner le courage de se lever et d\u2019affronter la bise. Ce matin, elle avait enfil\u00e9 ses gu\u00eatres par-dessus son jean et avait ressorti sa grosse doudoune en plumes d\u2019oie. Mitaines, bonnet, \u00e9charpe. Elle connaissait bien le froid de janvier \u00e0 Paris, et n\u2019avait pas eu besoin de la pharmacie pour savoir que la journ\u00e9e serait longue et glaciale sur les quais.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sa bo\u00eete se trouvait rive gauche, sur le quai de la Tournelle pr\u00e8s du pont de l\u2019Archev\u00each\u00e9. C\u2019\u00e9tait un bon emplacement et les touristes affluaient sur l\u2019\u00eele Saint-Louis, en mangeant des glaces en forme de rose de chez Bertillon.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Elle avait rachet\u00e9 sa bo\u00eete d\u2019occasion, sept ans plus t\u00f4t, \u00e0 un vieux bouquiniste de 90 ans, qu\u2019il avait presque fallu \u00e9vacuer manu militari tant il avait aim\u00e9 sa vie de boh\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019appelait Joseph et les bouquinistes du quai le surnommaient \u00ab le vieux Jo \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il avait une collection d\u2019estampes qu\u2019on lui enviait jusque sur la rive droite et qui lui avait valu de faire parfois des affaires de haute voltige. Il y avait eu des jours heureux et puis des jours de pluies glaciales, o\u00f9 l\u2019on sortait les capotes en plastique pour prot\u00e9ger ses tr\u00e9sors de papier.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le jour o\u00f9 Marie avait commenc\u00e9 \u00e0 organiser sa bo\u00eete, \u00e0 disposer son stand avec application, elle avait senti qu\u2019on l\u2019observait avec ranc\u0153ur. Dans leurs t\u00eates \u00e0 tous, elle avait mis le vieux Jo dans la tombe. Car parmi tous les secrets de jouvence du monde, c\u2019\u00e9tait la passion pour son m\u00e9tier qui l\u2019avait si bien conserv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le vieux Jo inspirait des po\u00e8mes \u00e0 quiconque le regardait un peu, et on faisait vite abstraction de son air de mufle rustique. Marie, de son jeune \u00e2ge, repr\u00e9sentait la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration des \u00e9crans et de la culture oubli\u00e9e. Ils la surnomm\u00e8rent Oblivion dans son dos. Et bien qu\u2019elle ne le s\u00fbt jamais, elle ressentait toute l\u2019hostilit\u00e9 de leurs regards.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mais Marie n\u2019avait pas renonc\u00e9. Elle avait choisi la libert\u00e9 d\u2019une vie au rythme des saisons, \u00e0 regarder passer les badauds, les clochards et les riches collectionneurs. Une vie \u00e0 ne compter que sur les pi\u00e8ces dans ses poches.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la mort de son p\u00e8re ador\u00e9, elle avait h\u00e9rit\u00e9 de la petite librairie familiale, qu\u2019elle avait aussit\u00f4t revendue pour se payer un appartement sous les toits. Elle s\u2019en \u00e9tait mordue les doigts de culpabilit\u00e9 et avait err\u00e9 un temps, l\u2019\u00e2me en peine. Consid\u00e9rant mollement les faux m\u00e9tiers qu\u2019offrait la soci\u00e9t\u00e9, sur un plateau de b\u00e9ton et de gratte-ciels lugubres. Des m\u00e9tiers de bureau, de support, du tertiaire comme on dit. Comme si \u00e7a voulait dire quoi que ce soit d\u2019autre que de l\u2019ennui en intraveineuse et une vie endormie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, alors qu\u2019elle cherchait de la vaisselle chez Emma\u00fcs, elle \u00e9tait tomb\u00e9e sur une vieille collection de mangas oubli\u00e9s. En les feuilletant, elle s\u2019\u00e9tait sentie l\u2019\u00e2me d\u2019un arch\u00e9ologue en mission et d\u00e9cida de leur donner une nouvelle vie. Une sorte de derni\u00e8re chance avant l\u2019oubli.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sa cargaison de livres sous le bras, elle marchait vite, quand soudain le fond du carton creva sous le poids. Juste devant une boutique appel\u00e9e \u00ab Au Bled \u00bb qui vendait des caddies \u00e0 5 euros. Elle en avait choisi un au motif tartan \u00e9cossais. Il lui rappelait un kilt qu\u2019on l\u2019avait forc\u00e9e \u00e0 porter le jour de la photo de classe.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le caddie deviendrait bient\u00f4t son outil de travail phare, comme pour exorciser le souvenir du stupide kilt. En se plongeant dans les mangas, elle avait voyag\u00e9 au Japon le temps de 25 tomes terrifiants, et l\u2019envie de partager sa trouvaille \u00e9tait n\u00e9e. Elle apprit vite \u00e0 chiner dans les brocantes et bient\u00f4t elle entra dans le cercle tr\u00e8s ferm\u00e9 des bouquinistes.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait un milieu doux et familier, qui sentait le vieux papier et qui la replongeait tout droit dans la r\u00e9serve de la librairie familiale.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Marie se consid\u00e9rait heureuse et libre. Deux qualificatifs qui s\u2019appliquaient assez peu \u00e0 la majorit\u00e9 du monde autour d\u2019elle. Elle se sentait en marge, vivant au rythme des saisons et des reflets du ciel sur la Seine.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il faisait un froid de loup et ses bouts de doigts \u00e9taient bleut\u00e9s. \u00c0 midi, elle avait command\u00e9 un jambon-beurre avec un caf\u00e9 cr\u00e8me au bistrot, et s\u2019\u00e9tait r\u00e9chauff\u00e9e les mains sous l\u2019eau br\u00fblante du robinet des toilettes. Puis elle les avait s\u00e9ch\u00e9es longuement sous le s\u00e9choir \u00e0 mains et avait fait rentrer l\u2019air \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son pull par le col. Une fois, deux fois, et encore quelques fois, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une autre cliente entre et la d\u00e9loge d\u2019un regard g\u00ean\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La matin\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 lente et elle n\u2019avait vendu que des cartes postales et une revue de mode ancienne. Elle avait attaqu\u00e9 \u00e0 nouveau *Au bout de la nuit* de C\u00e9line, et cette fameuse ouverture qu\u2019elle aimait tant : \u00ab \u00c7a a d\u00e9but\u00e9 comme \u00e7a. Moi, j\u2019avais jamais rien dit. Rien. C\u2019est Arthur Ganate qui m\u2019a fait parler. \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mais quelque chose clochait. Un sentiment de langueur, de monotonie, de vide. Pour la premi\u00e8re fois en sept ans, elle sentait le froid lui crisper le c\u0153ur et jusque dans ses entrailles.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Elle retourna s\u2019asseoir \u00e0 son emplacement et essaya de se plonger dans sa lecture, en vain. Elle r\u00e9organisa un peu sa bo\u00eete, plastifia quelques nouveaux livres qu\u2019elle avait acquis r\u00e9cemment et inscrivit les prix au marqueur noir.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le vent lui fouettait le dos et balayait le quai. Une bruine fine se mit \u00e0 tomber, et en aussi peu de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour le dire, tous les bouquinistes avaient couvert leur emplacement. Comme le bal des ponchos multicolores d\u2019Hano\u00ef, qui surgissent \u00e0 la premi\u00e8re goutte de pluie, puis disparaissent \u00e0 nouveau, le temps d\u2019un battement de cil.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Et vous n\u2019avez rien vu.<\/p>\n\n\n\n<p>La pluie s\u2019intensifia et on ferma les bo\u00eetes tr\u00e8s vite, en grognant contre le changement climatique et les politiques qui sont responsables de tout, m\u00eame de la pluie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Marie les entendit partir un \u00e0 un, mais ne bougea pas. Elle \u00e9tait transie de froid et resta assise sur son petit tabouret, les genoux entre ses bras, en regardant la pluie battre contre le plastique \u00e9pais. Elle resserra un peu plus les livres autour d\u2019elle, comme ferait une m\u00e8re avec ses cannetons et se sentit seule \u00e0 crever.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Elle se demanda si ce sentiment de solitude \u00e9tait le premier pas vers l\u2019envie d\u2019avoir des enfants, de procr\u00e9er. Elle avait souvent pens\u00e9 que les livres seraient ses enfants.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, elle ne souhaitait pas fonder de famille. Au fond de son \u00e2me elle avait toujours su que cette vie ne l\u2019appelait pas. Elle aimait les enfants des autres et g\u00e2tait ses neveux \u00e0 la moindre occasion, mais son ventre n\u2019appelait pas \u00e0 \u00eatre rempli. Elle ne ressentait pas le besoin de continuer sa lign\u00e9e, de se reproduire, de cr\u00e9er un petit clone d\u2019elle-m\u00eame, de mettre un innocent au monde dans cette vie qu\u2019elle trouvait trop dure.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Alors pourquoi cette solitude soudaine ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le rideau de pluie \u00e9touffa la lumi\u00e8re et bient\u00f4t il fit nuit. Il \u00e9tait \u00e0 peine seize heures.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle chantonna. Une rengaine qui remontait de ses souvenirs, un chant populaire et vulgaire, d\u2019une certaine Madeleine qui avait, dit-on, des mains d\u2019ob\u00e8se. Elle connaissait ce chant sans bien savoir comment et creusait ses m\u00e9ninges pour en sortir la suite des paroles.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Quand soudain, elle crut entendre un sifflement dehors.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, quelqu\u2019un sifflait et cette personne \u00e9tait tout pr\u00e8s. Elle \u00e9tait sur le quai, et Marie distinguait sa silhouette tordue par le plastique \u00e9pais de la capote.<\/p>\n\n\n\n<p>La silhouette approcha et Marie manqua s\u2019\u00e9touffer en reconnaissant la m\u00e9lodie que l\u2019inconnu sifflait. C\u2019\u00e9tait Madeleine et ses mains d\u2019ob\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle eut soudain tr\u00e8s peur et voulut partir en courant, mais d\u00e9j\u00e0 l\u2019inconnu toquait contre la capote de sa main \u00e9paisse et, sans attendre de r\u00e9ponse, ouvrait le zip de bas en haut.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Marie crut d\u00e9faillir avant de reconna\u00eetre l\u2019homme qui entrait sans m\u00eame se pr\u00e9senter.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Bonjour ma ch\u00e9rie, quel temps de cornecul hein !<\/p>\n\n\n\n<p>Elle voulut r\u00e9pondre, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Ce n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9el, \u00e7a ne pouvait pas l\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son poncho vert fonc\u00e9, c\u2019\u00e9tait son p\u00e8re qui se tenait l\u00e0, devant elle. Il se d\u00e9v\u00eatit un peu et s\u2019\u00e9broua en prenant soin de ne pas mouiller les livres.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Eh beh Marie, on salue plus son vieux papa ? demanda-t-il, l\u2019air faussement offusqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ouvrit les bras et elle s\u2019y blottit sans poser de question, son visage contre la poitrine \u00e9paisse de l\u2019homme qu\u2019elle avait perdu. Au creux de son amour, entre ces bras qui lui semblaient immenses, elle sentit son pouls contre sa tempe.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils rest\u00e8rent un moment dans cette \u00e9treinte et leurs c\u0153urs se parlaient en silence, racontant par \u00e9change de battements et de champs magn\u00e9tiques tout ce qu\u2019il y avait \u00e0 dire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se d\u00e9fit le premier de leur \u00e9treinte et l\u2019observa de haut en bas :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Tu as bien chang\u00e9 ma petite, regarde-toi comme tu es une belle femme.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Merci, papa.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Tu es heureuse au moins ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Oui, heureuse et libre. Tu vois, j\u2019ai choisi la m\u00eame voie que toi, celle des livres.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il sourit d\u2019un air d\u00e9sol\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Ce n\u2019est pas la passion la plus facile, dirons-nous.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Non, en effet, et surtout pas quand l\u2019univers se d\u00e9cha\u00eene dehors.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils se regard\u00e8rent timidement et elle le trouva chang\u00e9 : il avait l\u2019air plus jeune que la derni\u00e8re fois qu\u2019ils s\u2019\u00e9taient vus. Il n\u2019avait plus de cheveux blancs et ses joues \u00e9taient pleines et hautes, comme avant la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Tu t\u2019es fait une petite cure de jouvence au soleil, on dirait ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 J\u2019\u00e9tais beau quand j\u2019\u00e9tais jeune, tu sais. Comme sur ces photos de moi que tu as accroch\u00e9es sur ton mur, dans l\u2019appartement.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle eut l\u2019air surprise, et se rappela que rien de tout cela n\u2019avait de sens et qu\u2019il ne fallait probablement pas chercher d\u2019explication du c\u00f4t\u00e9 de la raison.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Oui, j\u2019aime bien ces photos, je les montre \u00e0 mon chat.<\/p>\n\n\n\n<p>Il prit sa main dans les siennes. Des mains chaudes et \u00e9paisses de travailleur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Ma ch\u00e9rie. Je suis venu pour te lib\u00e9rer d\u2019une fausse id\u00e9e que tu t\u2019es faite.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle sentit sa gorge se nouer. Il continua :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Je sais que tu me cherches dans chaque livre, dans l\u2019odeur du papier, dans la sensation de la tranche sous tes doigts. Je sais que tu aimerais me faire revenir comme cela. Mais tu n\u2019as pas besoin de t\u2019enfermer dans une vieille bo\u00eete en bois pour que je sois aupr\u00e8s de toi. Il y a d\u2019autres aventures \u00e0 vivre.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Marie pleura en silence, et chaque larme aurait fait *plic ploc* par terre s\u2019il ne pleuvait pas aussi fort dehors. Elle pleura longtemps, dans la chaleur de sa douce pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Et le jour se leva au loin.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fut r\u00e9veill\u00e9e par les pattes duveteuses du chat, qui jouait avec ses cheveux d\u00e9roul\u00e9s sur l\u2019oreiller. Il vint se lover dans son cou comme pour lui donner le courage de se lever et d\u2019affronter ses r\u00eaves. Ses vrais r\u00eaves.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce matin, le thermom\u00e8tre de la pharmacie indiquait z\u00e9ro degr\u00e9. Il clignotait en vert et rouge et Marie le distinguait de loin en fermant un \u0153il, puis l\u2019autre. Sa vue avait encore baiss\u00e9 et l\u2019opticien se ferait un bonheur de lui facturer 200 balles pour deux verres. 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