Il suffit de quelques mots déposés sur un coeur d’enfant fébrile pour faire naitre un rêve. Des mots chuchottés par une maîtresse au regard tendre, qui dit à ma mère entre deux portes « votre fille doit écrire, elle est faite pour ça ».
C’était la première fois qu’on disait du bien de moi en milieu scolaire. Je l’ai vécu comme une caresse sur beaucoup de souffrance à l’école où tout me faisait mal.
Ces mots ont ouvert un chemin que j’ai suivi obstinément : devenir écrivaine de romans.
En grandissant j’ai écrit tout ce que je pouvais : du journal intime Diddl, aux mots tracés au marqueur sur les murs de ma chambre, au blog de voyage, aux billets d’humeur, aux nouvelles (nombreuses) et puis jusqu’au roman. Comme un aboutissement de toutes ces années passées à travailler patiemment ma plume, à l’acérer.
Je suis aujourd’hui autrice de deux romans publiés aux éditions M+ et je poursuis ce travail littéraire, portée par le désir de raconter des histoires où l’intime rencontre le politique, et où les mots se font caresse ou cassure. Selon les jours.